11 peronnes sont mortes au cours de la première épidémie de charbon provenant d'une héroine contaminée par ce germe, qui circule toujours en Europe.
Depuis décembre, 10 décès ont été enregistrés au Royaume-Uni, chez des sujets se droguant à l'héroine, et 1 en Allemagne. Auparavant, on n'en connaissait qu'un seul cas, survenu en Norvège, en 2000.
L'épidémie a débuté en Ecosse, début décembre 2009. Depuis 21 cas, dispersés en Ecosse, ont été confirmés, dont 9 mortels.
La victime allemande, à Aix-la-Chapelle, a été infectée par la même souche bactérienne que celle identifiée en Ecosse: ce qui suggère que la "pollution" provient de la même source et qu'elle s'est produite avant même que l'héroine soit distribuée.
Le dernier décès date du 10 février, à Blackpool en Angleterre: second cas en Angleterre après un autre héroinomane à Londres.
Selon les autorités sanitaires du Royaume-Uni, il est fort possible que toute l'héroine circulant actuellement au R-U soit contaminée. Elles attirent l'attention des héroinomanes sur les symptômes d'alarme: rougeur ou oedème près du site d'injection, fièvre élevée, frissons, céphalées sévères: en effet, une antibiothérapie précoce peut leur sauver la vie.
Selon l'Agence sanitaire européenne pour la prévention et le contrôle des maladies, il est vraisemblable que d'autres cas vont se déclarer en Europe.
Il est fort possible que cette héroine ait été contaminée en Afghanistan, par contact avec le sol ou des peaux d'animaux.